Présentation de l'appareil de Golgi

Après le REr, de nombreuses protéines sont acheminées vers un autre compartiment cellulaire, l'appareil de Golgi, ainsi nommé car il fut découvert par l'histologiste italien Camillo Golgi qui en publia la première description en 1898.

Figure 12. Structure de l'appareil de Golgi

Figure 12. Structure de l'appareil de Golgi
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L'appareil de Golgi ne contient pas vraiment de membranes ou même de protéines qui lui sont propres ; il représente un point de rencontre transitoire, pour les lipides et protéines en route pour des destinations cellulaires ou extracellulaires multiples. Son existence est le résultat d'une production continuelle de vésicules de transport en provenance du REr, fusionnant en citernes (côté cis-Golgi). Le gain de membrane est compensé par une perte continuelle sous forme de vésicules de transport côté opposé, appelé côté trans. Dans l'ensemble le Golgi se caractérise par des citernes cis (quelquefois réunies sous le nom de réseau cis-golgien), des citernes médianes et des citernes trans (quelquefois réunies sous le nom de réseau trans-golgien) (voir figure 12 et cliquez sur la loupe pour voir le Golgi dans toute sa complexité).

Quelques exemples pour illustrer le transit moléculaire qui caractérise le Golgi : les enzymes impliquées dans la glycosylation des protéines et des lipides, telles que la mannosidase–2 ou la galactosyltransférase, restent associées au Golgi pendant 60 minutes ; les SNAREs et de nombreux récepteurs n'y résident que 10 minutes ; enfin, la plupart des protéines sécrétoires transitent dans les compartiments golgiens en environ 30 minutes.

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Pour en savoir plus, consultez les documents suivants : « Golgi review Palade Farquhar » (1078 Ko) et « Camillo Golgi » (279 Ko).